Palais Garnier : grandeur de l’Opéra de Paris

Des pas chassés, des envolées lyriques, des déclarations enflammées, des décors somptueux, des larmes, des joies, l’Opéra est sans conteste l’endroit magique où vibrent les émotions. Une visite guidée du Palais Garnier (dit Opéra de Paris) est l’un des incontournables de la capitale, un monument qui marqua son empreinte dans l’histoire culturelle parisienne et française.

Palais Garnier: une architecture controversée

Pour l’anecdote, lorsque Charles Garnier présente les plans du nouvel opéra à l'impératrice Eugénie en 1861, celle-ci s'offusqua : « Quel affreux canard, ce n'est pas du style, ce n'est ni grec ni romain. » L’architecte lui rétorqua alors : « C’est du Napoléon III. » Comme un prélude à votre visite du Palais Garnier, découvrons ensemble son histoire originale.

Garnier-Haussmann: fastes et métamorphoses

Tout commence avec Napoléon III, empereur de France de 1852 à 1870, qui mena pendant son règne une grande campagne d’urbanisation pour donner à Paris l'allure digne d’une capitale impériale. Il confia ce projet au Baron Haussmann, alors préfet de Seine. Haussmann changea alors le paysage parisien, et décida de l’emplacement du futur Palais Garnier malgré la présence d’une nappe phréatique en dessous.
En 1860, à l’issue du concours qui a départagé 171 participants, Charles Garnier, jeune architecte de 35 ans, est choisi. Il propose un édifice fastueux, qui symbolisera à merveille le Second Empire. Vous pouvez d’ailleurs observer une maquette lors d’une visite au Musée d’Orsay.

Les travaux débutent un an plus tard mais l’emplacement peu propice du chantier en ralentit considérablement l’avancement. Les sous-sols étant inondés, le lieu doit alors être asséché par des pompes. Ces travaux auraient donné l’occasion à Garnier d’aménager une cuve de béton dont l’usage est resté inconnu. Que serait une visite guidée du Palais Garnier sans en découvrir les mystères ?!

L'Histoire de l'Opéra Paris et ses aléas

Les travaux se mènent sans encombre jusqu’en 1869, date à laquelle le Palais Garnier est entièrement couvert. Mais très vite, les choses se compliquèrent.

En 1870, Napoléon III déclare et perd la guerre contre la Prusse. La République est proclamée le 4 septembre 1870 et le sort de ce bâtiment commissionné par l’Empereur devient incertain. Charles Garnier est même invité à laisser tomber tous les symboles rappelant Napoléon III, comme les aigles ou les initiales.

La décision n’a même pas le temps d’être entérinée qu’éclate la Commune. Cette insurrection parisienne de deux mois qui voit la formation de barricade avec des pavés provoque des destructions dans la capitale et l’Opéra est occupé par des Communards. Vous pouvez voir le Mur des Fédérés dans le Cimetière du Père Lachaise, contre lequel 147 Communards sont morts pendant la semaine sanglante du 21 mai 1871.

Et la magie opéra: Palais Garnier

Le calme revient finalement, permettant à Charles Garnier de reprendre les travaux qui s’achèveront en 1875. Lors de leur première visite de l’Opéra Paris, les spectateurs découvrent un édifice gigantesque et symétrique avec une façade impressionnante.
Le Palais Garnier connaîtra alors un succès retentissant et plusieurs restaurations le modernisa. Le plus spectaculaire changement eut lieu en 1963 lorsqu’André Malraux alors Ministre de la Culture, confia la re-décoration du plafond de l’Opéra à Marc Chagall. Sacrilège pour certains, génie pour d’autres, la modernité entre dans l’Opéra par le plafond mais aussi par la scène, proposant des spectacles aussi bien classiques que contemporains.

N’hésitez plus à découvrir le Palais Garnier, et vous plongez dans un monument de l’histoire culturelle française.

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